Si la vie avait un but, il serait celui-là : Se souvenir de notre vraie nature.
Se souvenir ne veut pas dire se rappeler mentalement mais l’Être consciemment.
Aussi l’invitation est à déconstruire encore et encore ce qui a été cru réel et qui ne l’est pas.
Il n’y a rien à ajouter ou enlever.
Simplement voir clair.
Être « Voir ».
Quel est ce « moi »qui parle ?
D’où part la pensée ?
À qui apparait-elle ?
De quoi est fait ce monde, cet univers ?
D’où proviennent-ils ?
Sont-ils séparés de la Source ?
Quelle est leur réalité en soi ?
Ces questions n’attendent pas de réponse mentale.
Elles sont une invitation à la rencontre directe avec la beauté de notre vraie nature.
Ramana Maharshi disait : « allez à la source du « je » ».
Je vous propose de ne pas répondre trop vite ce que vous avez mémorisé de vos lectures ou entendu en satsang.
Les connaissances mentales ne peuvent amener à Ce qui Est.
Ne pas bouger et voir.
La vision doit être fraîche et expérientielle directement.
Voir ne signifie pas chercher à voir quelque chose en particulier mais voir clair au-delà des yeux du corps.
Aussi ne cherchez pas une belle sensation.
N’attendez rien.
Pas même une expérience de ce que vous pensez être l’amour.
Soyez libres de tout concept, y compris celui du sentir, du voir, du toucher, de l’écoute, du goût. Les 5 sens ne mènent pas à la félicité du Soi.
Allez au-delà sans attente et laissez toute impression individuelle s’effondrer.
Détendez le regard jusqu’à l’arrêt de tout regard vers.
Soyez l’Ouvert.
Soyez Source.
Simplement parce que la Réalité est de ce côté là et non dans le perçu.
La beauté des retrouvailles va alors affleurer naturellement.
Investiguez encore et dès qu’une impression fausse se manifeste, revenez à la Source du « je ».
La félicité va alors inonder l’instant.
Nous sommes Cela, félicité.
Le Soi.
Il n’est rien d’autre que le Soi.
