Il n’existe pas une telle chose telle qu’un « enseignement non duel » au sens où le mental l’entend habituellement car il n’y a rien à apprendre qui ne soit déjà connu intrinsèquement.
Le satsang n’est pas un apprentissage ou un enseignement pour l’intellect.
Il n’y a rien à ajouter qui ne soit déjà là.
Il n’y a rien à ôter qui ne soit de trop.
Il n’y a rien à parfaire ou changer.
Le satsang n’a pas pour but d’activer le mental.
il n’a pas pour objectif non plus la perfection ou le changement personnel même si le mental l’entend souvent ainsi.
Le satsang est un mot sanskrit qui signifie : « être en compagnie de la vérité ».
Il est la dépose en Soi, la reconnaissance conscientisée de notre nature éternelle instant après instant.
Il n’y a pas de lieu privilégié pour cela car l’instant est toujours satsang même si le groupe favorise cette conscientisation par l’énergie concentrée qui s’y dégage.
Il n’y a pas un état particulier à acquérir puisque nous sommes déjà cela même si le mental ne cesse de croire qu’il y a toujours quelque chose à modifier.
Le satsang est pure reconnaissance/vivance de notre nature d’Êtreté au sein de l’organisme psycho-corporel.
Elle est l’actualisation constante et vivante de la réalisation que nous ne sommes pas limités à un organisme mais que nous sommes d’abord pure lumière Je Suis qui inonde la forme et le monde de sa lumière intelligence/amour.
C’est la souvenance du fait qu’il n’y a personne au sein de l’organisme pour revendiquer l’appartenance de ce qui se passe en lui.
C’est l’évidence que tout, absolument tout est l’amour en mouvement même si l’organisme se rebelle ou semble penser l’inverse.
Prenons un exemple : l’impression de vide.
Si l’impression de vide est ressentie, elle est le signe d’une accroche mentale et d’une absence de connexion à notre divine nature.
Respirer et revenir à ce au sein de quoi cette impression apparaît.
Le vide n’est vide que pour le mental.
Ou bien souvenez-vous constamment que le vide ressenti est simplement une impression/sensation et vivez cette impression en tant que l’amour. L’amour pénètre l’impression de vide qui alors est aussi reconnu comme l’amour.
Être est le fil conducteur, le socle immuable sur lequel les nuages apparents passent.
Il demeure paix et douceur au sein de la tempête.
Il est l’amour qui aime « par nature » tous les états en tant que lui-même.
Il guérit de l’idée d’être limité, source de tout mal être.
Il ramène consciemment à l’UN, l’Ultime.
Nous-même.
