La pure réalité qui s’élève lorsque notre vraie nature se dévoile est que que tout est absolument sans problème. Cette évidence est alors connue comme étant l’amour même.
Lorsque « je » m’oublie, la nature de la réalité apparaît spontanément, pure conscience, immaculée, et tout ce qui survient : les images, les sens du corps, l’univers entier, est instantanément perçu comme émanant de notre esprit.
Ainsi voyez simplement que le problème apparent s’élève avec l’identification à l’organisme.
Avec l’identification à l’organisme corps mental, il ne peut y avoir de vision juste car cette impression d’identification est le noyau dur de la dualité ressentie.
La réalisation de ma nature véritable ne signifie pas que l’organisme est nié, abandonné ou rejeté mais simplement qu’il y a glissement de l’attention du corps mental à la pure conscience que je suis.
JE devient ce que « je » cherchais.
« Prendre soin » du corps perdure dans la limite de ce qu’il est possible de faire bien sûr mais simplement il n’est plus le centre principal de l’attention. Il devient inclus en MOI pure Présence.
Cette réalisation de la pure Vérité, véritable brèche dans le système mental, ne met pas fin à tout le mal être instantanément comme beaucoup le croient.
Elle vient éroder progressivement les nœuds toujours vivants, ces traces conditionnées actives par la force de l’habitude et qui entraînent inéluctablement encore mal être ou souffrance, dès lors qu’ils sont vécus en tant que « moi », organisme.
Aussi est-il essentiel, après l’éveil, de lâcher toutes les idées à propos de la façon dont la vie devrait se dérouler et de demeurer dans la confiance de ce processus apparent qui ne m’appartient pas puisqu’il n’y a aucun pilote à la vie-même mais qui est en lui-même l’amour même.
Ne vous inquiétez pas de ce qui s’élève encore.
Ne permettez pas au doute qui est mental de prendre place.
Investissez toute votre confiance dans l’Instant pur, car vous savez maintenant que tout, absolument tout est sans problème en Soi et en tant que Cela.
Souvenez-vous encore et encore que tout ce qui s’élève n’est que relatif.
À la lumière de la réalité, les attaches viendront à fondre comme neige au soleil.
Demeurez en tant que Ce que vous êtes. Le joyau ou fin de la souffrance réside en cette réalisation.
